Jumeaux perdus

Voilà un thème très important qui émerge encore timidement dans les milieux thérapeutiques.

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Les spécialistes s’accordent à penser que, dans 10 à 15% des cas, l’on n’est pas seul dans le ventre maternel mais en compagnie d’un (ou plusieurs) jumeau. Ce jumeau va être amené à quitter la matrice (souvent dans le 1er mois après conception), nous laissant seuls, profondément affectés par cette séparation, cette mort.

Différentes modalités seront à préciser pour comprendre toutes les implications de ce drame vécu par notre Fœtus Intérieur c : jumeaux dans le même placenta ou dizygotes, sexe du co-jumeau, expulsion ou absorption de l’embryon (et oui !) ou  ambiance intra-utérine (fusion ou rivalité par exemple), et puis surtout, les antécédents karmiques* des 2 protagonistes..  Je vais revenir sur ce dernier point, fondamental dans le traitement du syndrome gémellaire.

D’abord quelques signes qui peuvent faire penser à ce syndrome :

. Un sentiment de manque, d’incomplétude.
. Un auto-sabotage qui pousse à se limiter, s’empêcher de bien vivre et d’exploiter ses potentialités ; celui-ci en rapport avec une culpabilité de survivance où l’on s’interdit inconsciemment le plaisir ou le succès.
. Un comportement où peut manquer une certaine « agressivité existentielle », où l’on a du mal à protéger son territoire, à poser des limites, peur du faire du mal à l’autre  (et parfois, ce sera plutôt la peur d’être envahi dans son territoire !).
. Des relations difficiles aux autres, un certain isolement et sentiment de ne pas être compris.
. Insatisfaction sur le couple, la relation intime où l’on peut chercher le partenaire idéal perdu. Grand besoin d’être aimé.
. Le rapport à la nourriture peut être problématique (boulimie ou anorexie), besoin de remplir un vide ou de manger pour deux.
. Une grande sensibilité à la séparation d’avec l’autre (syndrome d’abandon), et aux deuils des personnes proches.
. Et puis des difficultés à choisir, une forte dualité imprègne le comportement, et même les processus cognitifs où l’on va souvent retrouver une dis-latéralité se traduisant par exemple par des problèmes d’orientation, coordination, un manque de centrage, des tendances dyslexiques parfois…
+ Attention, l’attachement à son collatéral n’est pas systématique, vous pouvez aussi vivre le rejet et l’angoisse in-sécurisante de sa présence, selon le vécu intra-utérin et antérieur. Supposons que vous ayez obligé le jumeau à partir et qu’il revienne après naissance, croyez-vous qu’il sera animé d’amour et générosité ? Pas sûr..

Un vécu gémellaire manifeste et majore la dualité propre à notre 3ème dimension, peut-être qu’il vous est demandé dans cette vie un effort particulier d’unification ou d’amour… et c’est probablement vers quoi vous tendez, mais au prix d’ indicibles souffrances intérieures.

Qui est ce petit frère, cette sœur qui vous accompagne aujourd’hui ?

Est-il encore là au niveau de son Âme, de son Esprit ou n’est-ce qu’une représentation au quelle vous êtes attachée, avec un deuil impossible à faire (surtout parce que vous ne savez pas de quoi il faut faire le deuil !).
Peut-être même faîtes-vous encore le couple avec lui, au plan inconscient..

Toute une prospective va s’ensuivre, selon que cette Âme est encore là, prisonnière de vous (au moins 50% des cas en consultation), ou bien s’étant déjà réincarnée (et oui, il faut y penser !). Il est peut-être en un frère ou une sœur cadet, ou dans votre enfant. (comprenez, il EST votre enfant), sources alors de réactivation de la culpabilité, et souvent d’une relation un peu fusionnelle et beaucoup conflictuelle entre vous et eux..
Et si le jumeau revient sur vous après avoir été mis à la porte, attendez-vous à des conséquences vous impactant plus fortement au plan physique et énergétique.

Je relève, depuis quelques années, une accentuation des déséquilibres dus à la gémellité utérine, notamment en termes de blocage à la croissance spirituelle, auto-sabotage et dé création, affaiblissement de l’énergie vitale, certaines tendances dépressives.

Les incidences de cette gémellité perdue sont donc très perturbatrices, bien qu’œuvrant en partie au niveau de l’inconscient.
Je les ai moi-même snobées en cours de pratique, parce que les résultats ne me semblaient pas assez signifiants.  C’est parce que je n’avais pas démonté toute l’affaire, pas eu une lecture et compréhension totale (incluant la vie antérieure surtout et les liens karmiques) du drame gémellaire.
Maintenant, je connais ces dégâts, tant au plan biologique que psychique, et la délusion de ce traumatisme -quand il y a- constitue un outil thérapeutique essentiel, très souvent prioritaire !
Il est la cause d’un désamour de soi et d’un éloignement d’avec son identité essentielle, celle qui vous relie à votre divinité et à la Source.